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Le mot latin LIBER désigne originellement, en botanique, la pellicule située entre le bois et l’écorce extérieure de l’arbre, sur laquelle on écrivait avant la découverte du papyrus. C’est le tissu conducteur de la sève.

Liber propose une écriture littéralement hybride entre la danse et la musique, qui leur permet de s’engendrer l’une l’autre par le vecteur de la peau.

GÉNÈSE DU PROJET

« Le mouvement crée le son.

En effet, l’action musculaire du musicien sur l’instrument provoque des déplacements oscillatoires de matière qui se transmettent de la source sonore à l’air. Et l’oreille transforme l’onde sonore en impulsions électriques analysées par le cerveau.

Mais la physicalité propre du musicien, l’ensemble des mouvements qui le mettent véritablement en jeu dépasse largement la somme des actions strictement nécessaires à la production du son : elle singularise et nous donne à voir la relation de son corps à la musique.

Enfant et adolescente, pendant mes études de piano, cette relation que je ne parvenais pas à nommer, me paraissait impudique. Je me souviens du malaise, éprouvé maintes fois lors de concerts de solistes classiques devant leur corps en jeu, qui se traduisait par un rire irrépressible et m’obligeait le plus souvent à quitter la salle. Je m’employais d’ailleurs, lorsque je jouais, à économiser mes mouvements.

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Avec la pratique du saxophone et le caractère subversif qu’elle a recouvert dans mon parcours, je me suis mise à bouger beaucoup – en jouant. Sans conscience précise des mouvements que je réalisais et sans pouvoir m’en passer. Comme si le jeu n’était possible que par ces mouvements énergiques et singuliers qui me valaient soit la sympathie des spectateurs soit des critiques plus ou moins acerbes « je ne peux vous écouter que les yeux fermés ». Ensuite, les créations Le Cœur du son et surtout Cochlea, une histoire intime du souffle à nos oreilles, solo en forme d’autoportrait, m’ont permis d’éprouver cette question et de l’approfondir à la fois au plan de l’écriture du corps et de celle du plateau.

Aujourd’hui, elle génère le désir d’une expérience nouvelle : confier le mouvement qui crée le son à une artiste chorégraphique, pour qui la question du mouvement et du corps constitue l’essentiel de la pratique et le vecteur de l’imaginaire. »

Maguelone Vidal

CALENDRIER ET OUTILS

CALENDRIER ET RESIDENCES DE CREATION

• janvier 2019 à juin 2020 : travail à la table, documentation, conception, composition, recherche technique et lutherie

• du 1 er au 5 juillet 2019 : résidence à La Muse en Circuit Centre National de Création Musicale ÎLE – DE – FRANCE

• du 14 au 20 décembre 2019 : résidence à La Muse en Circuit – Centre National de Création Musicale ÎLE – DEFRANCE

• du 21 au 29 février 2020 : résidence au plateau – Théâtre des Quatre Saisons – GRADIGNAN

• du 8 au 19 juin 2020 : résidence au plateau – L’Archipel, Scène Nationale de PERPIGNAN

• du 17 au 24 octobre 2020 : résidence au plateau – Théâtre de NÎMES

• 9 au 13 novembre 2020 : résidence au plateau – L’Archipel, Scène Nationale de PERPIGNAN

• 14 novembre 2020 : création – L’Archipel, Scène Nationale de PERPIGNAN

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PRODUCTION

Intensités . fabrique de créations hybrides

COPRODUCTION

Festival Aujourd’hui Musiques – L’Archipel, Scène Nationale de PERPIGNAN Arsenal de METZ Théâtre de NÎMES La Maison – Centre de Développement Chorégraphique National UZÈS Gard Occitanie La Muse en Circuit – Centre National de Création Musicale d’ÎLE – DE – FRANCE Théâtre des Quatre Saisons – GRADIGNAN et en cours de recherche